Des pistes d'action concrètes
Prévenir plutôt que guérir
L'étude souligne l'importance d'agir en amont, sur les pratiques agricoles, plutôt que de multiplier les traitements curatifs coûteux. Les actions prioritaires incluent :
- Protéger les zones sensibles : concentrer les efforts sur les aires d'alimentation des captages d'eau potable, particulièrement en contexte alluvial
- Adapter les pratiques : privilégier des alternatives aux pesticides les plus à risque dans un premier temps, notamment ceux ayant un GUS élevé, et accompagner la transition agroécologique des systèmes de production sur l’AAC
- Surveiller les métabolites : certains métabolites identifiés comme à risque ne sont pas encore surveillés systématiquement
- Adapter la surveillance : (1) cohérence entre les paramètres analysés et les substances actives (et leurs métabolites) autorisées sur les cultures de l’aire d’alimentation du captage ; (2) cohérence entre les périodes de prélèvements (pour les analyses qualités des eaux souterraines), les périodes d’applications des produits phytosanitaires et les périodes de recharge de l’ aquifère
Une méthodologie reproductible
L'approche développée dans cette étude est reproductible et actualisable. Les collectivités et gestionnaires de l'eau (PRPDE) peuvent s'approprier la méthodologie pour réaliser leurs propres diagnostics territoriaux.
Guide méthodologique. BRGM /RP-74808-FR, Annexe 4 - Note technique explicitant la méthodologie mise en œuvre. Format PDF