Sur la presque totalité du
Bassin
Artois Picardie, hormis dans l’Avesnois et dans une petite partie du Boulonnais, ce socle paléozoïque est partout recouvert par une épaisse série sédimentaire méso-cénozoïque. Les premiers dépôts mésozoïques font suite à une longue période d'émersion et d’érosion. Ils reposent en
discordance
stratigraphique sur les assises Paléozoïque. Dans le Boulonnais, dans les Plaines Picardes et en Thiérache, les premiers sédiments mésozoïques sont d’âge Jurassique. Ils comprennent des calcaires, des marnes et des niveaux argileux déposés dans des environnements marins peu profonds.
En Artois, dans le
bassin
Minier, dans la région de Lille et dans l’Avesnois, les transgressions jurassiques ne recouvrent pas le paléozoïque. Dans ces secteurs, les premiers dépôts crétacés sont transgressifs et généralement représentés par des plaquages discontinues de sables et d’argiles généralement piégées au sein de dépressions du socle paléozoïque.
Le crétacé supérieur constitue l’ensemble stratigraphique majeur du
bassin
, caractérisée par une grande diversité de
faciès
crayeux s’étendant du Cénomanien au Campanien. Cette série, qui peut atteindre 400 m d’épaisseur, résulte d’une sédimentation pélagique (fond marin) riche en coccolithes. Elle ne forme pas un bloc homogène : on y distingue notamment les étages du Cénomanien caractérisés par des dépôts plus glauconieux ou marno-calcaires à la base marquant la
transgression
marine, du Turonien (inférieur, moyen, supérieur) qui représente le cœur de la série crayeuse avec des craies plus ou moins marneuses à l’inférieur, évoluant vers des craies plus blanches et pures ( à silex) au supérieur , et du Coniacien marquant une évolution vers le
faciès
de craie noduleuse ou plus crayeuse, témoignant de changements dans les conditions de dépôt.
Le Crétacé supérieur (notamment l’Albien, plus marneux, joue quant à lui un rôle de niveau moins perméable, surmontant les dépôts détritiques de Wealdien et des sables verts.