Aucune station de jaugeage ne permet d’enregistrer les débits des cours d’eau du val d’Authion.
Une modélisation hydrologique globale pluie/niveau du
bassin
versant de l’Authion a néanmoins été exécutée. À partir de la série des pluies enregistrées à Vernantes et de l’ETP enregistrée à Beaucouzé au pas de temps décadaire entre 2000 et 2013, le modèle calcule la piézométrie de la
nappe
des sables du Cénomanien à Brion.
La phase de calage sur les observations permet d'obtenir la fonction de transfert entre la pluie, le niveau
piézométrique
et le débit. Cette phase de calage du modèle est réalisée automatiquement par le logiciel Gardenia (
BRGM
) sous contrôle de l'utilisateur.
La modélisation avec Gardenia des relations pluie/débit, pluie/niveau ou pluie/niveau/débit fait intervenir une dizaine de paramètres globaux (réserve utile, temps de tarissement, etc.) définis pour un
bassin
versant. Ces paramètres doivent être ajustés sur une période d'observation commune des pluies et des débits (ou/et des niveaux). Les paramètres de calage sont optimisés afin de simuler au mieux les débits d’étiage et/ou les niveaux piézométriques sur la période commune de suivi et obtenir un coefficient d’ajustement maximal, ceci sans volonté d’expliciter physiquement les paramètres.
La phase de validation des calages est ensuite une étape importante permettant de vérifier la qualité du calage. Elle consiste à confronter les valeurs simulées à celles observées pour une période non utilisée durant la phase de calage, préalablement réservée pour cette étape.
Les résultats de la modélisation sont satisfaisants, avec un coefficient d'ajustement global de 90 %.
Résultat de modélisation de chronique
piézométrique
(
BRGM
, 2013)
Le modèle obtenu est ici utilisé pour établir un bilan hydrologique (ci-dessous). Il faut être prudent dans l’interprétation de ce bilan, dont on ne peut pas toujours garantir qu’il soit unique, d’autant plus que le pas de temps de calcul est décadaire et qu'aucune correction sur les pluies et l'ETP n'a été faite.
Les prélèvements, mal connus, n'ont pas été intégrés à la modélisation. Cela pourrait expliquer pourquoi les niveaux piézométriques simulés en période d'irrigation sont souvent supérieurs aux niveaux observés.